Après les artistes, les chercheurs
08 04 2009
Après les artistes, les chercheurs
le gouvernement Harper se retrouve ainsi à imposer une forme de contrôle idéologique sur la recherche universitaire, un précédent dangereux.
Alain Dubuc
www.cyberpresse.ca
vendredi 6 mars 2009
Le monde universitaire, au Québec et ailleurs au Canada, commence à se mobiliser contre une mesure du budget fédéral qui, au moment de son dépôt, fin janvier, était passée largement inaperçue.
Non seulement le gouvernement conservateur, dans son budget, a-t-il consacré très peu de ressources à la recherche, mais en plus il tente de l’orienter d’une troublante façon. Les 17,5 millions additionnels alloués au Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, l’organisme subventionnaire qui distribue des bourses d’excellence pour des étudiants de maîtrise et de doctorat, devront obligatoirement être octroyés à des recherches dans le domaine des affaires.
C’est tellement nono qu’on aurait envie de rire. Comme si le gouvernement Harper faisait exprès pour se caricaturer lui-même. Mais c’est hélas sérieux. C’est la même logique, le même obscurantisme, la même incompréhension du développement d’une société avancée qui a amené le gouvernement à couper l’aide aux artistes pour leurs tournées internationales.
À un premier degré, il y a une apparence de cohérence. Nous sommes en récession et le budget Flaherty concentre ses ressources sur la relance. Il semblerait donc logique que la recherche en sciences humaines se concentre elle aussi sur les « vraies affaires », pour relever les « défis mondiaux de l’heure », au lieu de se disperser dans les activités futiles qui occupent d’habitude le temps des philosophes et des sociologues. Le CRSH a même précisé que les bourses pourraient aller à des disciplines autres que les affaires si les thèmes de recherche sont liés aux affaires, comme un historien qui étudie la crise des années 30, un philosophe qui se penche sur l’éthique des affaires.
Le raisonnement ne tient pas la route, parce que les recherches ainsi subventionnées aboutiront dans trois, quatre ou cinq ans, trop tard pour nous aider dans la lutte à la récession. Mais surtout, cette conception utilitaire de la recherche est simpliste. Il y a, dans cette décision, une incompréhension de la façon dont la recherche et les universités contribuent au développement économique.
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Le plus important observatoire du genre de l’est de l’Amérique du Nord - Ottawa retire sa subvention à l’Observatoire astronomique du Mont-Mégantic
Le Devoir
lundi 6 avril 2009
horiz
( B Marco Bélair-Cirino ) - Muni d’un télescope équipé d’un miroir de 1,60 m de diamètre, l’Observatoire du Mont-Mégantic est le plus important observatoire astronomique de l’est de l’Amérique du Nord.
Alors que des activités marquant l’Année mondiale de l’astronomie s’organisent aux quatre coins de la planète, le couperet du gouvernement de Stephen Harper tombe sur l’Observatoire astronomique du Mont-Mégantic (OMM).
Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a retiré la subvention de fonctionnement qu’il octroyait au plus grand observatoire astronomique du Québec, soit 325 000 $ par année, a appris le directeur de l’Observatoire, René Doyon, mardi dernier. « Non seulement l’observatoire est en péril, mais tout notre laboratoire de recherche d’envergure nationale et internationale est en péril », a-t-il indiqué hier au Devoir.
L’OMM touchera néanmoins une subvention de transition de 185 250 $ cette année.
C’est ni plus ni moins le tiers du budget annuel de l’Observatoire du Mont-Mégantic et du laboratoire de recherche administré conjointement par l’Université de Montréal et l’Université Laval, évalué à un million de dollars, qui s’est volatilisé par la décision — dite définitive — du CRSNG.
« Notre subvention telle qu’elle a été présentée l’automne dernier ne sera pas renouvelée. Il n’est pas impossible qu’on puisse refaire une autre demande de subvention cet automne, ce qui nous permettrait de recevoir de l’argent supplémentaire le printemps prochain, a affirmé René Doyon, qui attend toujours les rapports d’évaluation du comité du CRSNG et de ses pairs. Je dois trouver 140 000 $ pour continuer à fonctionner encore un an. Au-delà du 31 mars 2010, pour l’instant, nous avons un manque à gagner de 325 000 $.
Messieurs Mesdames : Pour quelle raison ces Con-Conservateurs cherchent-ils à nuire au savoir ?
Serait-ce pour s'assurer que la science corresponde aux théories du Créationiste ?
Quel est la prochaine étape ? Le retour à l'Inquisition ?
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Publié par : Sergio De Rosemont à 20:35:06Permalien
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